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FONDS DE RETRAITE

J’aime bien cette publicité. Un patient plutôt fébrile est assis et attend le verdict. Le médecin affirme sans ambages que tout va bien, les tests révèlent une excellente santé. Le patient se lève tout anxieux. Non, rien ne va plus, il n’avait pas prévu ce diagnostic. Son fonds de retraite ne suffira pas à cette longévité inespérée. Que faire ? Économiser encore plus ou succomber à de vigoureux excès ? Je ne suis pas en fonds, mais j’avoue pencher en faveur du second terme de l’alternative. Ne zappez pas, il n’y a pas d’autres publicités.

L’AMOUR DE LA DÉPENDANCE

Jean Simard raconte de façon savoureuse cette anecdote sur la dépendance amoureuse. Un jeune dépendant affectif décide de ne plus l’être. Fier de lui, il téléphone sur le champ à son amoureuse afin de l’informer de sa décision... Certaines clientes m’appellent parfois pour me faire part de leurs résolutions : elles ne viendront plus, elles ne s’habilleront plus. J’apprécie toujours leur civilité.

LA RÉUSSITE DU MATÉRIEL

J’ai toujours été une nomade à l’esprit inoxydable. Je n’ai jamais cru au condo, à l’appartement, à la maison. J’ai toujours alimenté des doutes envers les objets que l’on possède et qui seraient notre petit musée personnel. J’ai toujours cru que l’intégrité de la personne tenait de la personne. Et, pour moi, l’habit fait la bonzesse. Ce n’est pas une question de marques ou de prix, c’est une signature dans un code particulier, le vêtement. Cela tient du style, du caractère et de l’imaginaire. Le vêtement, comme le style, c’est la femme.

Je n’ai nullement besoin de valises, de garde-robes. J’ai, dans l’instant, tout sur moi : manteau, foulard, veste, pantalons, chemisier... J’ai les poches remplies de cartes de crédit, d’identité, de téléphone. On a déjà perdu mes valises et je me suis quand même présentée à mon rendezvous dans l’heure qui suivait. Toutes les permutations sont dans ma tête, peu importe sur quels vêtements elles s’exercent. J’aime me sentir en contrôle, mais un contrôle qui tient de la mobilité, qui relève d’un ensemble de possibles, non d’une routine, d’une règle ou de règlements. Il y en a qui bichonnent leur maison, leur cuisine, leur auto, leur garage. Ce n’est pas mon cas.

J’ai souvent déménagé en laissant derrière moi, meubles et tapis. Mes vêtements, jamais. Depuis longtemps, j’ai compris que je pouvais tout perdre, la petite maison coquette, celle juchée en haut de la côte ou sur le bord de mer, mais pas ce que j’ai sur le dos avec ce que cela comporte de rêve, de recherche, d’extravagance et de singularité. Demain, il sera autre ; demain, quand même semblable, c’est-à-dire à mon image. J’aime croire que la personne se crée à son image. Stefani Germanotta tourne ainsi sa formule : « Chaque femme est sa propre création. »

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